Pourquoi être des parents bienveillant.e.s ...

Je fais suite à mon précédent article sur la bienveillance éducative.


J'expliquais au travers de cet article comment, après un parcours un peu compliqué avec mon fils maintenant adolescent, je m'étais tournée vers ce modèle éducatif et que depuis la naissance de ma fille, je la pratique au sein de mon foyer.


En éduquant mes enfants avec l'aide de cette méthode, je ne cède à aucune mode qui voudrait que tous les 36 du mois, une nouvelle recette miracle soit insufflée par les lobbys, les médias, les blogueuses aux parents.


Je me suis beaucoup interrogée sur la raison pour lesquelles il y a encore des réticences envers ce modèle éducatif, quand celui-ci ne prône que la bienveillance envers nos enfants...


J'avoue ne pas avoir trouvé les réponses à cette réticence ...


En attendant, je m'explique et j’approfondis les raisons pour lesquelles à la maison on fait comme ça ;)

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Nous parents sommes les premiers à exiger la bienveillance d'autrui envers nos enfants.


Nous considérons difficilement qu'en dehors de notre sphère familiale des personnes puissent être violent.e.s verbalement ou physiquement envers notre progéniture.


Nos grands-parents et parents ont fréquenté une école où les châtiments corporels étaient courants et on ne peut que se réjouir que ces méthodes, d'un autre temps, n'existent plus !


En 1990, la Convention Internationale des Droits de l'Enfant précise que la discipline scolaire doit respecter la dignité de l'enfant en proscrivant de ce fait les châtiments corporels et les humiliations comme méthodes éducatives.


Nous pouvons facilement admettre que nous n'acceptons pas la violence, les cris, l'humiliation comme étant des comportements acceptables.


Nous exigeons le respect de notre personne et notre intégrité physique même lors de conflits et c’est pourquoi des lois sur le.s harcèlement.s, les violences verbales, physiques et psychologiques ont vu le jour depuis.


De ce fait, nous ne pouvons paradoxalement exiger la non-violence et pratiquer la violence verbale et physique sous seing privé à l'encontre de nos enfants ...


La violence verbale ou physique sur les enfants n'est pas plus admise parce qu’iels seraient nos enfants.

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L'éducation positive donne l'opportunité à l'enfant d'occuper une place valorisante, elle lui laisse le choix, elle ouvre le dialogue avec ses parents.


Elle permet également à ce que l'enfant une fois devenu.e adulte soit plus apte à communiquer de façon non violente envers ses prochains, soit plus bienveillant.e et n'ait recours lui-même à la violence qu'elle soit verbale ou physique dans ses futurs rapports sociaux, sentimentaux et parentaux.


Combien de fois, entend-on des adultes dire que leurs parents les "corrigeaient" lorsqu'ils avaient commis une bêtise ou reçu une mauvaise note !


Qu'une claque de temps en temps, par ci par là, ne fait de mal à personne !


Par exemple, il était impossible d’aborder certains sujets avec les parents au risque de sévères réprimandes.


L’éducation positive a pour objectif d’apporter la bienveillance envers tou.t.e.s, parce que dans certains foyers, il ne faut pas avoir peur des mots, règne la TERREUR !


Ces anecdotes souvent partagées sous le ton de l'humour font état de la violence parentale et éducative banalisée.


De plus, les "corrections" même quand les enfants savaient qu'elles seraient la finalité ne les empêchaient pourtant pas à commettre des " bêtises " , des "caprices "...


D'où l'importance d'ouvrir un dialogue avec son ou ses enfant.s afin de savoir ce qui les animent, les tourmentent, les préoccupent ...


De même, ces mêmes comportements violents que certains parents appliquent à leurs enfants ne l'accepteraient pas venant de personnes extérieures.


En notre qualité d'adulte, nous ne comprenons pas, même quand cela peut paraître justifié, d'avoir recours aux cris, à l'humiliation ou bien aux coups... nous cherchons à avoir un échange apaisé ... donc pourquoi en qualité de parents devrions-nous en avoir l'usage ?

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Par ailleurs, j’entends et je lis "que la parentalité positive c’est pour les parents hippie, les parents bobos, les parents qui n'ont pas d'autorité"…


Choisir de ne pas crier, de ne pas frapper, de ne pas menacer ses enfants serait un signe de faiblesse …


Comment, dans ce cas, justifie-t-on alors la violence, la terreur, la peur, le chantage, la défiance lorsque que s’ouvre à nous le dialogue, la compréhension et l'écoute...


Ce n'est PAS un signe de faiblesse mais plutôt de l'empathie, de l'intérêt, de la bienveillance, de la prise en compte de l’autre … cet autre qui ici est notre enfant.


Quelles empreintes laissons-nous à des enfants quand iels conservent de leurs parents la violence et l’intransigeance…


J'ai choisi d'éduquer mes enfants de façon bienveillante car je ne veux pas qu'iels se souviennent d'une Maman qui crie à tort et à