Philia (Cycle de l'Amour) - Contribution d'Ophélie




« Lorsque Audrey m’a évoqué son cycle sur le thème de l’amour, ce matin là, je parlais avec une connaissance à propos des mots qu’on s’échange et la bienveillance de ceux-ci.


Et m’est venu en tête l’expression italienne : volersi bene. Se vouloir du bien.


Je me suis questionnée sur les mots qu’on utilise selon les langues pour dire qu’on s’aime.

Que cela soit s’aimer amoureusement, s’aimer à cet instant ou autrement.

En France nous disons je t’aime, je t’adore, je suis amoureuse de toi.

Je connais aussi ces sublimes paroles « volim te » apprises durant une soirée étudiante avec une fille inconnue qui ne parlait pas français.

Était-ce des échanges de mots d’amour ou juste un instant d’amour ?

Je connais l’italien, ses ti amo, ti voglio bene, ti adoro, mi sono innamorata di te.

Ces mots ci résonnent en moi comme une chanson.

Et puis m’bifé. Ce son qui a fait tambouriner mon cœur pendant des années.

Ou encore te quiero, i love you...


Les nuances des mots d’amours, ce sont comme des vagues d’émotions. des hauts et des bas qui cherchent à imager les tremblements des sentiments que l’amour engendre.

La multiplicité des mots et des langues dont on dispose pour le dire c’est aussi la multiplicité des amours. Ceux forts et inattendus, ceux perturbants ou bouleversants, ceux bref et puissants, ceux longs et peu épicés, ceux qu’on donne à eulles sans le savoir, ceux qui sont des amours salvateurices, ceux qui brisent puis nous force à reconstruire, ceux qu’on voudrait oublier et ceux dont on voudrait toujours avoir le goût en bouche....


Tout ceci, nous rappelle la variation et l’impossible que les amours soient mêmes. aucun amour. aucun sentiment amoureux ou d’amour ne peut être identique à ce qu’on nous a raconté, décrit, à ce qu’on attend de nous ou des autres et à ceux déjà ressentis.


Parce que l’amour est une puissance infinie, une force qui va au-delà de l’émotion, du sentiment et de nous-mêmes.


Moi je vis pour l’amour.

Je suis amoureuse de l’amour.

Parce que je ne sais rien vraiment faire sans donner de moi, sans vivre entièrement et sans aimer ce que je fais.

On m’a dit alors que j’étais trop, que je disais trop, que je manquais de stratégie ou de mystère.

Mais on m’a aussi dit que je soignais, que j’étais bienveillance, que j’étais soutien.


L’amour m’a brisée, construite, puissantisée, émerveillée, attristée, soutenue... l’amour me fait vivre.

Et j’aime. j’aime tant. tant de personnes. tant de choses. j’ai été tant amoureuse et crois que je pourrais l’être encore.


Essayez. Pensez-y.

Voyez comme cela vous réchauffe le cœur et vous offre sourire.

Dites-le.

Criez-le.

Autorisez-vous à aimer tout et tous.

tes ceulles que vous voulez.

Essayez.


Je vous montre : moi j’aime les femmes qui m’entourent celles que je connais de près ou de loin pour lesquelles j’ai une affection puissante et sans faille.

Celles à qui je veux du bien. j’aime danser parce que c’est la seule chose qui me fait vibrer ainsi.

J’aime manger. j’aime mes cousins, mon frère, mon meilleur ami, ils sont mes soutiens, mes compagnons de vie.

J’aime observer les autres, cela me passionne, m’offre des sensations incroyables.

J’aime faire l’amour, redevenir moi sans limite.

J’aime mes meufs, mes sœurs, celles avec qui j’ai partagé tant de rires et de pleurs, celles qui sont ma maison. j’aime ma mère et mes grands-mères, ma tata, ma marraine à m’en faire chialer.

J’aime mon fils sans qu’aucun mot ne puisse vous expliquer comment.

J’aime les hommes aussi contradictoire cela soit-il avec mes idéaules. et puis je m’aime.


Vous voyez.


Aimez. »


Ophélie écrit ...